Réfléchir

Pour le Réseau express vélo

Depuis quelques semaines, les critiques contre le projet Réseau express vélo sur la rue St-Denis à Montréal ont largement été relayées par les médias. Des citoyens désirent offrir leur point de vue à l’égard ce projet qu’ils estiment essentiel tant pour revitaliser la célèbre artère que pour améliorer l’efficacité et la sécurité des modes de transport alternatifs à l’automobile. La rue Saint-Denis se meurt depuis 10-15 ans. La construction du R.E.V. n’y est pour rien. Les ventes en ligne, les DIX30 de ce monde, mais surtout la spéculation immobilière en sont responsables. Le R.E.V. c’est l’occasion de «réinventer» Saint-Denis, pour reprendre une expression à la mode. En faire une destination agréable à fréquenter. Pas une autoroute entre Laval et le centre-ville qu’on veut traverser le plus rapidement possible, avec les risques que ça comporte pour les citoyens. Le R.E.V. c’est permettre des déplacements sécuritaires pour tout le monde. C’est éviter de mourir emportiéré comme Bernard Carignan il y a 5 ans ces jours-ci ou aspirée sous un poids lourd dans le viaduc Rosemont, comme Mathilde Blais l’année précédente. Avec ses deux voies de large dans la même direction, les personnes moins rapides, dont les enfants, sont plus en sécurité, plus ... >>>

30 août 2020

Lettre d’une intervenante qui va en guerre

Mes ami.e.s, je pars. Je vais rejoindre l’effort de guerre contre la COVID-19, cette ennemie invisible qui révèle à nos yeux nos paradoxes sociétaux. J’ai envoyé ma candidature il y a un moment déjà, un changement de direction pour moi qui ne pensait jamais travailler dans le Réseau. En guerre, le Réseau ne vérifie pas les C.V., on cherche surtout des corps pour compter nos morts, alors j’ai bien vite été rappelée. Du haut de mon appartement au 3e étage, j’ai regardé la file s’allonger sous la pluie aujourd’hui. À 2m de distance pour aller chercher un des rares paniers pour assurer sa subsistance. Après plus d’un mois de confinement, les appétits se creusent au même rythme que les cernes sous les yeux du personnel soignant. Dans ce dernier mois où j’ai eu la chance d’éviter la contamination et de ne sortir que pour de rares nécessités ou pour profiter du soleil, je n’ai manqué de rien. Ce n’est pas l’obligation qui me fait sortir, en fait, j’ai eu la chance de me trouver suffisamment de travail à distance pour subsister à mes besoins. Je sais toutefois que ma bonne fortune ne tient qu’à un fil et qu’il s’en faut ... >>>

11 avril 2020

Je suis dans une colère douloureuse

Je suis dans une colère douloureuse, douloureuse et accablante parce qu’informe, tordue, cherchant ses prises. Cette colère est politique. Je la reconnais, je la sens sourdre chez d’autres, au détour de nos échanges contraints, amis, proches, confinés à distance. Mais, tels que nous sommes actuellement, saisis entre police et médecins, entre révolution et captivité, coincés par la peur de rendre malade (parfois mortellement) et celle de l’être peut-être, il est difficile de raccrocher notre colère à une force politique qui pourrait opérer, apparaitre, faire advenir à elle d’autres voix. Je trouve dégueulasses nos gouvernants, leur messe quotidienne. Je n’en peux plus. Je trouve insupportable ces bons pères de famille qui calculent leur capital sur le dos de ce qui serait notre soumission. Je trouve ça révoltant qu’ils se donnent les airs de gouverner les vies pour notre bien quand c’est NOUS qui leur sauvons la peau! C’est notre respect du confinement et la courbe aplatie, ratatinée de nos vies, qui permettent d’éviter la catastrophe, de limiter un peu la propagation et faire qu’on ne pellette pas les morts dans des fosses communes (pas vraiment encore). Cette catastrophe, on pédale fort pour l’éviter, humains de n’importe quel âge et animaux de ... >>>

11 avril 2020

Alain Denault : « Il faut repenser l’économie »

Une heure cinq minutes d’entretien avec Alain Denault, qui présente le troisième épisode de son feuilleton philosophique (qui en comptera 6). Après l’économie de la nature et de la foi, il s’attaque ici à l’économie de l’art avant d’aborder la psychanalyse, les mathématiques puis la politique. Son projet de fond explicité ici en exergue à Denis Robert est de « Reprendre l ‘économie aux économistes ». Un entretien réalisé avec Le ... >>>

7 avril 2020

Trudeau et Piñera, même combat

Cela fait maintenant plus d’un mois que le gouvernement Piñera est accusé, entre autre par le peuple chilien, par Amnesty International, par le Human Rights Watch et par plusieurs médias internationaux, de violation des droits humains contre son peuple dû aux abus perpétrés par les Carabineros de Chile. Malgré cette atteinte incontestable aux “valeurs démocratiques” et la couverture médiatique mondiale que la crise a connue, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et son gouvernement libéral se sont abstenus de toute dénonciation publique. Le gouvernement libéral fédéral vient de créer un ministère dédié spécifiquement à “la prospérité de la classe moyenne”. Il y a urgence de situer la création d’un tel ministère qui valorise la croissance économique de la classe moyenne plutôt que le soutien de la classe ouvrière dans le contexte révolutionnaire anti-néolibéral entamé par le peuple chilien. Le 18 octobre 2019, en réponse à une hausse de tarif du métro de Santiago, à l’augmentation du coût de la vie et à la privatisation des services publiques, les classes ouvrière et étudiante chiliennes se sont unies pour manifester contre ces politiques néolibérales imposées par le gouvernement de Sebastián Piñera. Une répression d’une violence extrême, qualifiée par plusieurs médias internationaux ... >>>

24 novembre 2019

Kwei Nuitsheuakanat!

(De l’innu : Salutations mes amis!) À l’occasion de l’année internationale des langues autochtones, des universitaires et des autochtones se sont réunis à l’UQAM le 12 avril dernier pour discuter de la réappropriation des langues autochtones, de leur enseignement et de leur traduction. Les autorités politiques et religieuses du Canada ont causé d’immenses torts aux communautés autochtones en menant leurs politiques de génocide culturel. Seulement 15,6% de la population autochtone au Canada dit maîtriser une langue autochtone suffisamment pour tenir une conversation. La réappropriation des langues autochtones est donc un enjeu pressant. Plusieurs membres de communautés autochtones ont pris la parole sur cette question lors de l’événement. Véronique Legault, membre la nation Kanien’kehá:ka (mohawk) et étudiante en linguistique a décrit la situation à Kahnawake, où la proximité avec le grand centre urbain de Tiohtià:ke (Montréal) comporte à la fois des avantages et des inconvénients : si l’attraction de la ville est forte, il reste que plusieurs membres de la communauté vont y faire des études et reviennent contribuer à la revitalisation de la langue. Les outils de communication s’avèrent essentiels, comme la radio communautaire qui permet facilement d’entendre du Kanien’kéha parlé. Louis-Xavier Aubin-Bérubé, membre de la Nation Malécite de Viger ... >>>

15 avril 2019

Bouteflika, dégage !

Dimanche 3 mars, le Président algérien Abdelaziz Bouteflika a présenté sa candidature aux élections du 18 avril avec la promesse de ne pas terminer sa présidence, d’entreprendre des réformes politiques et d’organiser de nouvelles élections dans le délai d’un an. Telle a été la réponse du régime aux multiples manifestations qui ont eu lieu dans toute l’Algérie depuis le 22 février, mais cette réponse aggrave encore plus la crise du régime qui prolonge d’une année son agonie afin d’avoir le temps de trouver un candidat de l’oligarchie qui dirige le pays. Bouteflika, 82 ans, est gravement malade et se trouve dans un hôpital suisse pour des raisons qui n’ont pas été expliquées. Il ne s’est pas présenté en public depuis 2014 et lors des précédentes élections en 2015, il n’a participé à aucun meeting en raison de son état de santé. Bouteflika sera le candidat du Front de Libération Nationale, le parti qui a mené la guerre de libération et gouverné le pays depuis son indépendance en 1962 et il est le visage public de l’oligarchie bureaucratique qui dirige l’Algérie par la corruption et l’autoritarisme. Sous prétexte de la guerre civile que ce pays a vécue dans les années 90, ... >>>

11 mars 2019

L’Éducation anti-sociale

Le vendredi 22 février 2019 vers 10h15, tous les étudiants et étudiantes de l’UQAM ont reçu un courriel assez étonnant de la part de la direction de l’institution. Ce courriel était en réponse au mouvement de grève qui fait rage un peu partout au Québec et particulièrement à l’UQAM : « concertation avec les responsables académiques et les instances concernées, en œuvre pour valider l’atteinte des objectifs de formation par les étudiantes et L’Université, en devra au moment voulu évaluer ces impacts et statuer sur les mesures à mettre les étudiants », pouvait-on lire. « Dans le cas précis des stages, […] il n’existe aucune garantie que les périodes de stage manquées pourront être reprises ou complétées. » Le coup de semonce était lancé. La direction menace ainsi indûment les étudiants que, s’ils font la grève, il est possible que leur session ne soit pas validée. Laissant planer le doute à savoir si la session sera reconnue ou non, elle ne clarifie pas plus les paramètres entourant la décision ou encore si les frais de session seront remboursés. La direction juge ainsi convenable de menacer les élèves que leur avenir pourrait être compromis si la mobilisation sociale collective devait se ... >>>

27 février 2019

Lettre ouverte : De mensonges à mensonges

C’en est assez. La goutte qui fait déborder le vase, elle est tombée lorsque j’ai ouvert mon Facebook tout à l’heure et que les organisateur-trice-s de la manifestation « La planète s’invite au Parlement » ont mentionné le fait que la nouvelle ministre de l’Environnement allait être présente. Les organisatrice-teur-s croient encore que le gouvernement sera le moteur de changement pour le climat. Comment peut-on être aussi dupe? Comment peut-on se voiler la face de cette manière? Le gouvernement Legault a été clair dès le début par ses actions, mais aussi par les gens qui composent son équipe : l’environnement est subordonné au profit. Si l’environnement nous empêche de faire des profits, l’environnement prendra le bord. L’une des premières déclarations du gouvernement caquiste a été de retirer la protection d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti. Puis, de relancer et d’encourager encore plus vigoureusement l’exploration pétrolière et gazière en Gaspésie. Aujourd’hui, nous apprenions que Youri Chassin, défenseur assumé des grandes pétrolières, allait finalement faire partie de l’équipe ministérielle du gouvernement Legault. Je réitère, comment peut-on, avec toutes ces évidences, continuer à croire que ce sera le gouvernement qui changera quoi que se soit aux problèmes climatiques? De surcroît, le Premier ministre actuel est le fondateur ... >>>

9 novembre 2018

Le copieur

Au-delà de la désapprobation générale que Jean-François Lisée a suscité lors de son étrange attaque contre Manon Massé au débat des chefs présenté la semaine dernière à l’antenne de TVA, la stratégie du Parti québécois fut révélatrice. On cherchait évidemment à marginaliser Québec solidaire comme un parti pas comme les autres, louche et opaque dans son organisation; Un genre de « parti voyou » en quelques sortes. Jean-François Lisée savait très bien ce qu’il faisait quand il s’est attaqué à Manon Massé en direct à la télévision pour tenter de la déstabiliser. Balayant les demandes répétées du pauvre animateur Pierre Bruneau, Lisée semblait en possession d’un scoop inédit, d’une information capitale, qui devait être révélée sans attendre tant le scandale semblait gros. Il aurait peut-être dû prévoir que sa tactique aurait pu fonctionner sur n’importe qui sauf Manon Massé, la coureuse de fond réputée pour son calme et sa persévérance que l’on ne déstabilise pas avec des feux de paille. Au pétard mouillé du PQ, elle a répondu avec un grand éclat de rire. Tout était dit. Ou presque. Elle a aussi répliqué que son parti misait lui sur le partage du pouvoir comme ce doit être le cas en démocratie. Bang. ... >>>

24 septembre 2018

CIBL : les employés d’abord

On l’a dit sur toutes les tribunes et de bien des façons : CIBL est essentiel dans le paysage médiatique montréalais. « Le journal que vous lisez, la station de radio que vous écoutez, les nouvelles télé que vous regardez et les influenceur.e.s que vous suivez portent toutes et tous, d’une certaine façon, la marque de CIBL.» peut-on lire dans la lettre ouverte publiée par les employés au lendemain de l’annonce. Ces derniers font aujourd’hui les frais de décisions passées. Au-delà de la fatalité évoquée de la crise des médias et de la baisse des revenus publicitaires, des questions subsistent. Car il y a aussi et surtout, la manière de faire : on annonce que les comptes sont à sec, on vire les employés «jusqu’à nouvel ordre» à la fin des vacances de Noël, en leur précisant qu’il faudra attendre quelques jours pour les rencontrer afin de leur expliquer plus en détails les raisons de leur mise à pied. Voilà une manière de faire qui soulève l’indignation quand elle provient d’un employeur privé, crise médiatique ou pas. Où sont les acteurs de la gauche pour dénoncer ces mises à pied sauvages, au-delà du concert de voeux pieux pour la santé ... >>>

10 janvier 2018

TVAGate : leçons à retenir pour les médias indépendants

Nul doute que le reportage de TVA Nouvelles portant sur le chantier près de mosquées a eu des effets dévastateurs et qu’au moment d’écrire ces lignes, il existe encore des auditeurs croyant à la thèse avancée par ce reportage bâclé, malgré les correctifs venus trop tardivement. Il y aurait long à dire sur les conséquences néfastes autant pour les communautés visées injustement que pour la société québécoise déjà fragilisée sur le plan identitaire. L’espace public québécois est aujourd’hui vicié, l’absence d’éthique est trop souvent la norme et la méfiance de l’Autre est visiblement une source de revenus. L’apothéose Avec la baisse des revenus publicitaires qui les plonge dans une crise “généralisée”, l’air du temps chez les médias est au topo sulfureux générant de   » l’engagement » sur les réseaux sociaux et cherchant à attirer des clics sur la publication. Ce reportage s’inscrit dans une suite logique depuis 2006, année où éclata la crise des accommodements raisonnables, mettant en scène des thèmes identitaires et en constitue en quelque sorte l’apothéose. lI n’y a pas que l’information qui est devenue une marchandise; la haine prête à être distillée l’est également, un carburant capable d’allumer des incendies devenant vite hors contrôle. Une fois la machine emballée, rien ne semble en effet l’arrêter. L’effet multiplicateur des réseaux sociaux agit comme un verre grossissant, donnant de ... >>>

20 décembre 2017

Comprendre le monde pour le changer

Les changements climatiques sont liés à la politique et à l'économie. Que peut-on faire au niveau local? Quel rôle pour la presse? Pour la population? ... >>>

11 décembre 2017

Je ne suis pas un homme blanc

Ne pas être un homme blanc mais être fier d'être un homme, c'est important. C'est aujourd'hui la commémoration des victimes de Polytechnique. Qu'est-ce que le Gender Summit 11 peut nous apprendre sur l'approche intersectionnelle? ... >>>

6 décembre 2017

Sortir de l’extrémisme violent

Benjamin Ducol, chercheur au CPRMV, répond à nos questions sur l'extrême gauche. Il nous explique que c'est l'extrémisme, toutes familles politiques confondues, qui devrait nous intéresser et que le phénomène est très marginal au Canada. ... >>>

24 novembre 2017

«Faire peur aux gens, évidemment, ça a des conséquences»

Le 6 novembre dernier, 5 ans après l’assaut brutal du SPVM lors de la manifestation étudiante du 7 mars 2012, le juge Steve J. Reimnitz rendait son jugement dans le dossier Francis Grenier c. Ville de Montréal. De nombreux policiers ont témoignés sur le déroulement de la manifestation du 7 mai 2012. Francis Grenier y a perdu l’usage d’un oeil après avoir reçu une grenade au visage. Le SPVM soutenait que Francis Grenier avait plutôt reçu un projectile lancé par un manifestant. Une théorie jugée « peu convaincante » et « invraisemblable » pour le tribunal. Le juge déplore l’absence d’un rapport écrit malgré un debriefing suite à la manifestation. « De l’avis du tribunal, cela laisse à penser qu’on a voulu éviter de laisser des traces de constats nuisibles au SPVM » Le jugement est clair sur la négligence du SPVM quant aux mesures à prendre avant d’utiliser les grenades de type «Rubber Ball Blast Grenade». Le tribunal est d’avis que le droit de manifester «n’est pas anéanti par le fait que des actes illégaux se produisent lors d’une manifestation». Le témoins policiers affirment qu’il est d’usage de les faire exploser 5 à 10 pieds au-dessus de la foule. ... >>>

22 novembre 2017

Harcèlement dans les arts : des pratiques révolues en cause

Les réactions ont été vives suite au reportage de Radio-Canada à propos des accusations de harcèlement psychologique envers le comédien Gilbert Sicotte. Certains, comme le chroniqueur Patrick Lagacé, ont mis en doute la gravité des accusations en évoquant “la brusquerie ordinaire“ et que cette dernière serait “ inhérente au métier“. D’autres n’hésitent pas à parler de lynchage public envers un monstre sacré du théâtre. Mathieu Bock-Côté évoque une guillotine assoiffée incapable de s’arrêter après une révolution. De telles dénonciations ne constituent pas une première au Canada. À Toronto en 2008, des étudiants de la George Brown Theatre School avaient dénoncé les abus de pouvoir dont ils ont été victimes. Face à la machine qui a cherché à taire leur mouvement, ils ont compilé les témoignages et les preuves dans un document intitulé “A legacy of trauma”. Ce document est un véritable récit d’horreur cumulant abus de pouvoir, harcèlement psychologique, atteintes à l’intégrité physique et harcèlement sexuel. À propos spécifiquement de ces « méthodes d’enseignement» révélées par les étudiants de la Georges Brown Theatre School, le directeur de l’Ecole nationale de théâtre du Canada, Gideon Arthurs, est formel. Il s’agit selon lui de pratiques condamnables présentes sous différentes formes dans la communauté artistique ... >>>

17 novembre 2017

Blocage du site de Junex

Mise-à-jour : Le titre original de  cet article portait la mention «Zone à défendre», ZAD. Des lecteurs nous ont  contacté pour nous mentionner que ce n’était pas une terminologie adéquate.  Suivant leur suggestion, nous avons remplacé ce terme par «blocage» qui est plus juste pour décrire cet action. Merci à ces lecteurs de nous avoir souligné ce point. Ce texte et la vidéo en tête d’article ont été envoyés à 99%Media depuis le lieu de l’occupation. A 20km de Gaspé, plusieurs activistes se sont rejoint.es pour organiser le blocage et l’occupation de Galt, le site de la compagnie pétrolière Junex. Les activistes environnementaux occupent le site et empêchent le passage des employé.es de la compagnie. Parce que nous sommes contre l’extraction du pétrole dans son système de reproduction de la violence coloniale Parce que nous refusons de laisser Junex explorer, fracturer, stimuler, injecter afin d’extraire les ressources de la terre Parce que le pari catastrophique de Junex met à risque l’entièreté de ce territoire Notre camp durera aussi longtemps que nécessaire et les projets violents de la compagnie seront bloqués pour toujours.  Le groupe a réalisé un appel large aux activistes et aux communautés autochtones afin de les rejoindre derrière ... >>>

8 août 2017

Racisme & défilé : faut qu’on se parle, de Montréal-Nord

Le défilégate est un événement significatif, moins dans l’image à proprement parlé – on a tous compris le malheureux hasard de circonstances – que de la façon avec laquelle il a été géré, communiqué, et les effets en termes d’affects perçus. Et si le véritable scandale était ailleurs ? Les participants étaient volontaires. Une idiotie, une gaffe malheureuse, un concours de circonstances. Bien d’accord. Mais encore ? Cette saisissante vidéo a créé une tempête parfaite dans un imaginaire collectif déjà lourdement chargé sur les questions du racisme, du vivre ensemble, de l’identité collective. Cette tempête a été si puissante, comme si elle avait fait remonter à la surface, en quelques heures seulement, tous nos paradoxes enfouis. Personne n’est sorti indemne. On pourrait se battre à l’infini sur Facebook, cantonnés sur nos positions, un débat sans fin à la manière de cette vidéo qui y roule en boucle. Ou rebondir et profiter de cette occasion où le dialogue est ouvert pour une implication citoyenne, positive, permettant de s’entendre autour d’un objectif commun, le bien-être des premiers concernés. Ces jeunes Québécois et Québécoises de Montréal-Nord et de Saint-Michel sur qui tous les regards se sont portés, que vivent-ils dans leur quartier ? Un témoignage ... >>>

25 juin 2017

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