Autochtones

Kwei Nuitsheuakanat!

(De l’innu : Salutations mes amis!) À l’occasion de l’année internationale des langues autochtones, des universitaires et des autochtones se sont réunis à l’UQAM le 12 avril dernier pour discuter de la réappropriation des langues autochtones, de leur enseignement et de leur traduction. Les autorités politiques et religieuses du Canada ont causé d’immenses torts aux communautés autochtones en menant leurs politiques de génocide culturel. Seulement 15,6% de la population autochtone au Canada dit maîtriser une langue autochtone suffisamment pour tenir une conversation. La réappropriation des langues autochtones est donc un enjeu pressant. Plusieurs membres de communautés autochtones ont pris la parole sur cette question lors de l’événement. Véronique Legault, membre la nation Kanien’kehá:ka (mohawk) et étudiante en linguistique a décrit la situation à Kahnawake, où la proximité avec le grand centre urbain de Tiohtià:ke (Montréal) comporte à la fois des avantages et des inconvénients : si l’attraction de la ville est forte, il reste que plusieurs membres de la communauté vont y faire des études et reviennent contribuer à la revitalisation de la langue. Les outils de communication s’avèrent essentiels, comme la radio communautaire qui permet facilement d’entendre du Kanien’kéha parlé. Louis-Xavier Aubin-Bérubé, membre de la Nation Malécite de Viger ... >>>

15 avril 2019

Impressions sur la manifestation en solidarité avec la communauté du Lac-Simon

D’abord, je ne suis pas autochtone. Je ressens à la fois une sorte de malaise à publier mes impressions, une sorte d’hypocrisie, mais aussi un grand besoin de le faire. J’espère ne pas enterrer des voix autochtones en le faisant. J’étais à la manifestation en soutien à la communauté Anishinabe du Lac-Simon. L’événement était organisé par des autochtones. Des gens de Lac-Simon qui devaient se présenter n’ont pas pu à cause de la météo. La marche a commencé au métro Saint-Laurent et a passé devant le quartier général du SPVM avant de tourner sur Sainte-Catherine vers l’ouest. Je pouvais entendre à la fois des slogans et chants autochtones, encouragés par des gens tenant un mégaphone, et des slogans anti-police typiques (typiques de mon point de vue de personne qui va dans des manifs à Montréal). Il y avait une grande tristesse et sans doute aussi une colère dans la foule. Nous sommes passé.e.s sous le pont Jacques-Cartier, sur Sainte-Catherine. Je vois un média quelconque qui tient une entrevue avec une femme autochtone. BANG! Un truc explose, pas fort comme une bombe, mais assez pour que je me retourne. De deux points différents, de chaque côté de la rue, de la ... >>>

12 avril 2016