Une École syrienne des médias pour donner la parole aux jeunes réfugiés
31 mars 2016

Michaël Fortin 34 Articles
Documentariste, vidéaste et journaliste indépendant.
Crédit photo : Jessica Adam

Dès le mois d’avril 2016, l’équipe de la Fondation Je veux jouer (jeveuxjouersyrie.org), avec la collaboration du Wapikoni mobile, met sur pied une École syrienne des médias pour les jeunes réfugiés syriens en Turquie dans la ville de Gaziantep. La permanence de cette école sera ensuite assurée par l’organisation Rozana (rozana.fm), déjà présente sur le terrain en Turquie et en Syrie.

Les activités de cette école débuteront avec deux ateliers de formation audiovisuelle donnés par des cinéastes-accompagnateurs du Wapikoni mobile (wapikoni.ca), organisme du Québec donnant une voix à la jeunesse autochtone par le cinéma et dont l’approche terrain et la méthodologie sont transposables dans le contexte des camps de réfugiés.

Le premier atelier de deux semaines sera donné à des adolescents syriens réfugiés en Turquie pour qu’ils apprennent à réaliser des courts métrages et se familiarisent avec l’équipement audiovisuel.

Le deuxième atelier, axé sur la méthode « apprendre en créant » du Wapikoni, formera des professionnels syriens dans la vingtaine déjà à l’aise avec l’audiovisuel pour qu’ils forment à leur tour d’autres jeunes réfugiés de Turquie ou de Syrie.

L’École verra ensuite à former de jeunes syriens en matière de cinéma, télévision, médias interactifs, journalisme, animation, radio, photographie, etc. « Toutes ces formes d’art médiatique permettront aux jeunes de s’exprimer et de s’épanouir, en plus de nous faire connaître ce qu’ils vivent en portant un regard sur leur communauté », a déclaré Serge Thibaudeau, co-fondateur de la Fondation Je veux jouer.

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