La Charte des distractions

Un film objectif ? Non, pas du tout. Il ne prétend surtout pas l’être. Le film est une prise de position et non un reportage objectif qui donnerait la parole aux deux camps. […] Le but ? Contribuer au débat en faisant contrepoids aux discours officiels. Après la première qui a lieu aujourd’hui, les artisans du film souhaitent que des espaces de discussion soient créés autour d’autres projections publiques. Rima Elkouri, La Presse – 15-02-2014

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La censure du Directeur général des élections contre le film «La charte des élections».

Lorsque le gouvernement du Québec a déclaré l’élection, le collectif de trois groupes de médias a publié un court documentaire tiré d’extraits d’interviews de «La Charte des distractions» qui expliquait en quoi le projet de loi déposé par l’administration du PQ n’était rien de plus qu’une politique de distraction. Le court documentaire intitulé «La Charte des élections» a ensuite été censuré par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) comme une «dépense électorale non autorisée», ne reconnaissant pas le collectif comme un média indépendant exempt de la loi électorale.

En permettant à tous de devenir des « médias », on peut aussi s’inquiéter que de puissants groupes de pression ou des corporations puissent passer des ententes avec des partis politiques pour les favoriser ou défavoriser leurs adversaires. Il est plus facile d’être sympathique à la cause d’un média « citoyen » qui diffuse la position d’intellectuels issus de divers milieux. On pourrait sourciller si une puissante compagnie pétrolière engageait des millions de dollars pour tapisser la provinces d’affiches pour vanter les mérites d’un politicien ou d’un parti. Ces questions ne sont pas à prendre à la légère et nous convient à une réflexion sérieuse dans un contexte médiatique désormais fort complexe.

Mais faute de se pencher sérieusement sur ces questions à l’ère des médias sociaux, le DGE me semble bien mal avisé de sommer un média citoyen de se comporter autrement que tous les autres médias qui, pour la plupart, appartiennent à de grandes corporations. On sait même qu’une d’entre elle appartient à un candidat qui fait actuellement campagne… Simon Jodoin, Voir Montréal – 06-04-2014

Le collectif a répliqué et finalement gagné, the DGEQ a renversé sa décision.

Je suis d’avis que le DGEQ a pas mal de pain sur la planche afin de pouvoir bien faire son travail dans ce nouveau contexte médiatique (qui n’est d’ailleurs pas si nouveau que ça). La loi elle-même manque définitivement de précisions et semble désuète tandis que le comportement des politiciens et des partis sur les médias sociaux semblent tout à fait échapper aux pratiques que les instances légales voudraient encadrer. Vivement une réflexion sérieuse à ce sujet avant les prochaines élections afin que les règles soient claires et justes pour tous. Simon Jodoin, Voir Montréal – 06-04-2014

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