Répression

Un G7 entre peur et intimidation

La Ligue des droits et libertés et Amnistie internationale Canada concluent aujourd’hui une mission d’observation indépendante sur le respect des libertés civiles dans le cadre du G7. Si les organisations notent l’absence de scénarios désastreux, un imposant déploiement des forces policières, autant avant que pendant le G7, et autant à La Malbaie qu’à Québec, aura contribué à créer un véritable climat de peur pour quiconque souhaitait s’exprimer librement et pacifiquement dans le cadre du Sommet.  « Est-ce qu’un climat de peur et d’intimidation qui a pour effet de brimer la liberté d’expression doit être considéré comme une ‘’opération de sécurité publique réussie’’ ? » se questionne Geneviève Paul, directrice générale d’Amnistie internationale. Pendant trois jours, plus de 40 observatrices et observateurs, ayant une expertise solide et variée, ont été déployés dans les régions de Québec, la Malbaie et du Saguenay. Les deux organisations remercient chaleureusement toute l’équipe de la mission pour son professionnalisme et sa disponibilité.  Les organisations notent par ailleurs l’accueil favorable de la population ainsi que les nombreux remerciements exprimés par des manifestant-e-s qui ont dit trouver la présence de la mission sur les lieux rassurante.  Un écho similaire a été noté du côté des personnes détenues, avec qui la ... >>>

10 juin 2018

Lancement de la campagne «Manifester sans peur»

  Manifester sans peur appelle à relancer le débat public sur la question des armes dites « intermédiaires » ou « à létalité réduite » utilisées par la police lors de manifestations. Un reportage récent de l’émission Enquête de Radio-Canada «a mis en lumière des comportements policiers analogues lors de deux autres événements» souligne le collectif dans un communiqué. Dans le cadre des manifestations entourant le Sommet des Amériques en 2001, Mathieu Harvey a été blessé gravement par un projectile de plastique tiré par la GRC. L’équipe d’Enquête révèle également «qu’une dizaine de balles de plastiques [ont été] tirées par un agent de la Sûreté du Québec sans autorisation préalable lors de la manifestation du 4 mai 2012 à Victoriaville». Le lancement du collectif fait également suite au jugement Grenier où le juge y souligne «que tous les policiers dans cette affaire ont nié ou minimisé le risque de blessures graves et de mort associé à l’utilisation des RBBG, pourtant indiqué dans la fiche technique du fabricant.» L’un d’entre eux est Philippe Pichet, actuellement chef du SPVM et responsable de l’opération du 7 mars 2012 où Francis Grenier a été gravement blessé. Les balles de plastique tuent une victime sur 37 selon une ... >>>

6 février 2018

«Faire peur aux gens, évidemment, ça a des conséquences»

Le 6 novembre dernier, 5 ans après l’assaut brutal du SPVM lors de la manifestation étudiante du 7 mars 2012, le juge Steve J. Reimnitz rendait son jugement dans le dossier Francis Grenier c. Ville de Montréal. De nombreux policiers ont témoignés sur le déroulement de la manifestation du 7 mai 2012. Francis Grenier y a perdu l’usage d’un oeil après avoir reçu une grenade au visage. Le SPVM soutenait que Francis Grenier avait plutôt reçu un projectile lancé par un manifestant. Une théorie jugée « peu convaincante » et « invraisemblable » pour le tribunal. Le juge déplore l’absence d’un rapport écrit malgré un debriefing suite à la manifestation. « De l’avis du tribunal, cela laisse à penser qu’on a voulu éviter de laisser des traces de constats nuisibles au SPVM » Le jugement est clair sur la négligence du SPVM quant aux mesures à prendre avant d’utiliser les grenades de type «Rubber Ball Blast Grenade». Le tribunal est d’avis que le droit de manifester «n’est pas anéanti par le fait que des actes illégaux se produisent lors d’une manifestation». Le témoins policiers affirment qu’il est d’usage de les faire exploser 5 à 10 pieds au-dessus de la foule. ... >>>

22 novembre 2017

Le Black Panther et militant pour les droits humains Albert Woodfox à Montréal

Albert Woodfox lutte pour les droits des détenus, contre la répression politique et le racisme depuis 1971, année de son incarcération à Angola, en Louisiane, réputée comme étant la pire prison des États-Unis.  Enfermé dans une cellule d’isolement pendant 43 ans pour le meurtre d’un gardien de prison,  après un procès expéditif, il a toujours clamé son innocence. Il avait fondé le chapitre «Angola» avec deux autres détenus pour faire des actions et des grèves de la faim afin d’exiger de meilleures conditions de détention dans le pénitencier. Visiblement, ces actions ne plaisaient pas. Instruction bâclée, témoins « récompensés » pour leurs dépositions, absence de preuves matérielles, discrimination systématique, composition du jury entièrement blanc… Les deux condamnations de Woodfox ont été annulées, mais l’État de Louisiane l’inculpa à nouveau. Même la veuve du gardien de prison douta de la culpabilité de Woodfox. Elle écrivit au procureur de Louisiane: « Tant d’argent a été dépensé durant toutes ces années en frais d’avocats pour maintenir Albert en prison, alors qu’il aurait été mieux utilisé pour venir en aide aux victimes de la violence carcérale ». « Vingt-trois heures par jour, Albert Woodfox est assis seul dans sa cellule sans fenêtre, de la taille d’un placard. Il prend tous ... >>>

20 mai 2017

Montréal en solidarité avec Standing Rock: No Pipelines! #noDAPL

Montréal en solidarité avec Standing Rock: No Pipelines! #noDAPL https://www.facebook.com/events/1197028577025101/ vidéo: https://youtu.be/1u_vnNylk7s photos: https://blogocram.wordpress.com/2016/11/07/montrealtiohtiake-en-solidarite-avec-standing-rock-07-novembre-2016/ https://www.flickr.com/photos/blogocram/sets/72157676188149446/ https://www.facebook.com/blogocram/media_set?set=a.625780624249684.1073741915.100004532552692&type=1 ... >>>

7 novembre 2016

La brutalité policière au banc des accusés… sans répression

C’était la stupéfaction dans le visage des manifestantes et manifestants qui ont fait acte de présence jusqu’à la fin de la manifestation contre la brutalité policière d’hier soir. Certaines personnes exprimaient une incompréhension, d’autres même du déni. Il faut dire que le nombre d’arrestations a atteint une hauteur sans précédent pour cet événement annuel: zéro. ... >>>

16 mars 2016

Agents infiltrés : vos réactions

Les réactions sont nombreuses après les événements du 18 décembre, où des manifestants ont démasqué des agents du SPVM infiltrés dans la foule et que l'un d'eux a pointé son arme de service et qu'un autre a blessé une jeune femme. Voici quelques extraits choisis qui témoignent d'une exaspération envers le SPVM et le silence complice des politiciens, mais aussi envers la nonchalance des médias. ... >>>

23 décembre 2015

[mise-à-jour] Des agents du SPVM déguisés en casseurs dans la #manifencours à Montréal

Rarement aura-t-on vu des images aussi éloquentes : le soir du 18 décembre 2015, environ 8 personnes habillées en «casseurs» ont été prises au piège devant les caméras de 99%Média. Des preuves vidéos implacables d'un modus operandi à l'objectif nébuleux. Au moins une personne - qui poursuit actuellement le SPVM pour profilage politique - a été blessée dans des circonstances impliquant ces officiers.  ... >>>

19 décembre 2015

Ouverture du procès de Sandra Cordero

Deux policiers et une manifestante témoignent au procès de Sandra Cordero, cette mère de famille qui avait été arrêtée le 1er mai 2015 lors d'une manifestation pour la journée internationale des travailleurs. ... >>>

18 décembre 2015

Manifestation de solidarité entre l’université de Concordia et l’UQAM

C’est le 16 septembre que se tenait la manifestation de solidarité entre l’université de Concordia et l’UQAM Celle-ci s’est tenue au centre ville de Montréal. S’étant donnés rendez-vous à 12h30 à la place Pasteur, les manifestantes et manifestants ont défilé(e)s durant plus d’une heure dans une ambiante énergique et une démarche enthousiaste. Plusieurs slogans appelaient à la solidarité entre les étudiant(e)s et les travailleurs et travailleuses ainsi qu’entre les universités. Les affiches étaient claires, « NON aux expulsions politiques ». Voici ce que nous pouvons lire sur la page de l’évènement, organisé par Mobilize Concordia: Lorsque les luttes s’intensifient, dont celle contre l’ « austérité » et les mesures néolibérales, la répression s’intensifie aussi. À Montréal, l’année dernière a été plus qu’éprouvante. En effet, dans le contexte de l’organisation étudiante contre l’austérité et les hydrocarbures, 9 personnes ont été menacées d’expulsion à l’UQAM (l’une d’entre elle a été expulsée pour un an), il y a eu des dizaines d’arrestation au civil et au criminelle, la plupart des arrêté-e-s devant encore vivre avec leurs conditions de libérations, on a envoyé certain.e.s de nos ami.e.s en prison, on ne compte plus les dizaines de blessé.e.s et la liste est longue… En mai ... >>>

16 septembre 2015

Un stratège de la gestion de foule durant le Printemps Érable comme nouveau directeur du SPVM

Le Centre de contrôle et de traitement de l’information (CCTI) Source : Journal de Montréal) Bien que ses compétences en matières de lutte anti-terroriste retiennent davantage l’attention des médias, une grande partie des fonctions de Philippe Pichet au cours des dernières années furent  en lien avec la répression dans les rues de Montréal. Détenteur d’une Maîtrise en administration publique et d’un Certificat en gestion d’entreprise, il a occupé les fonctions, durant le printemps érable, d’Inspecteur et adjoint au chef de la Division de la planification opérationnelle (DPO).   «Je ne suis pas dans le feu de l’action. Je ne me fais pas pousser, je ne mange pas de cailloux; mon émotivité n’est pas aussi présente que celle de gens qui peuvent recevoir des choses par la tête. Je suis bien positionné pour prendre les meilleures décisions» Philippe Pichet. Cette dernière assume «la planification et la gestion des grands événements, la planification des services d’ordre majeur, la gestion de la foule et la gestion des plans de réponse». Il a été aux commandes dans le Centre de contrôle et de traitement de l’information (CCTI), là où se prennent les décisions stratégiques durant les manifestations. Philippe Pichet fut donc l’un des stratèges derrière la gestion de l’encadrement des manifestations. ... >>>

27 août 2015

Rassemblement et marche contre la législation raciale envers les chiens dit dangereux

Propriétaires et militants de pit-bulls Montréalais ont marchés ce samedi 11 juillet, afin de se prononcer contre les Législations Spécifiques aux Races (LSR). Le 11 juillet 2012 est une date dont la plupart des amoureux de pit-bulls se souviennent comme étant la journée où Lennox fut tué par le conseil municipal de Belfast. Photo: Pascal Piché La marche fut un succès malgré la demande par un agent du SPVM sur place, d’utiliser le trottoir. Québec « Pit Bull » et Nous sommes des Toutous, pas des Voyous, les organisateurs de cette marche, avaient fourni un itinéraire il y a des mois qui en fait s’est avéré inutile. Image: Web diffusion: @rickfournier L’agent du SPVM a déclaré que si moins de 100 personnes participaient, les manifestants devront utiliser les trottoirs, donc ça ne valait pas la peine de fournir une escorte policière et fermer des rues pour plus ou moins 50 manifestants. Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal Piché Photo: Pascal ... >>>

13 juillet 2015

Judge dismisses Occupiers court battle over the legality of Branding Protesters

I woke up this morning to an E-mail from the Lawyer who graciously represented me and two fellow occupiers in court appearances vs. the City of Montreal. To say that I felt let down and betrayed by the legal system, as I read that the entire case had been dismissed and that we would now have to pay the court fees, would be an understatement. Fees I have no idea how I will repay. When we took up this battle upon the wishes of other occupiers we knew we could face the consequences of losing. We knew there would likely be no form of compensation awarded. I was OK with these things; I fought so that my voice would be heard. I fought for those who were affected by the disgusting branding protocol of the SPVM. I had thought that a judge would say that writing on people with the intent of subterfuge; that marking us with invisible ink while our hands were tied behind our backs was wrong. I thought that lying to us about it would be deemed equally wrong. I was banking on that acknowledgment and nothing more. I think this is why my disappointment stings so ... >>>

11 juin 2015

Des citoyens appuient Sandra Cordero

Bonjour à tous! Je suis une femme, une mère de famille, une travailleuse qui fut brutalisée par la police, le SPVM, le 1er mai, la journée des travailleurs. C’est ainsi que Sandra Cordero se présentait ce matin à la trentaine de personnes venues la soutenir à l’entrée de la cour municipale de Montréal. Au moment fort de sa prise de parole, elle posait les questions suivantes : Pourquoi est-ce que le SPVM a fait la guerre aux manifestants? Pourquoi est-ce que, Monsieur Coderre, vous faites la guerre aux citoyens? La mère de six enfants comparaissait pour plaider non coupable aux accusations déposées contre elle en lien avec son arrestation brutale du 1er mai[i]. Si les procédures judiciaires envers les manifestants sont malheureusement chose courante à Montréal, le cas de madame Cordero a suscité un intérêt particulier auprès des médias. Le Devoir, notamment, cite madame Cordero dans le premier d’une série de trois articles sur la répression policière[ii]. Je dois dire que je connais madame Cordero pour avoir participé à des manifestations avec elle à quelques reprises. Plusieurs participants réguliers de la Chorale du peuple se sont d’ailleurs déplacés avec moi pour appuyer madame Cordero. Les textes de deux chansons ont ... >>>

15 mai 2015

Suspensions politiques à Rosemont: déni et propagande

Que se passe-t-il à Rosemont? Rien que la répression du mouvement de contestation des politiques d’austérité au Québec qui se poursuit: les enseignant.es seront puni.es, disait le ministre François Blais. Six enseignant.es du Collège de Rosemont, suspendu.es à la suite de la grève sociale du 1er mai dernier, devraient connaître bientôt les sanctions qui pèsent contre eux et elles. Au-delà de la volonté d’effrayer, c’est un étonnant déni de la réalité qui caractérise les actes et les propos de la direction, qui tente de réduire le droit de grève à une série «d’initiatives individuelles». ... >>>

8 mai 2015

Hamza Babou: «Il y a un danger pour la liberté», selon Julius Grey

La décision du juge Denis Laberge, le 17 avril dernier, de maintenir le militant uqamien Hamza Babou derrière les barreaux jusqu'à son procès continue de faire réagir. Ce matin, le député solidaire Amir Khadir et l'avocat Julius Grey ont parlé de l'aspect politique allégué du jugement ainsi que d'une possible dérive de l'opinion publique sur le droit criminel. ... >>>

26 avril 2015

Chronique de la répression ordinaire

Au printemps 2015, dans la foulée des manifestations contre l'austérité, la répression envers les médias indépendants a atteint des proportions inquiétantes. Déni du statut de média, harcèlement, arrestations arbitraires et même violence physique. Nous publions ici le récit d'un documentariste, membre de 99%Média, qui a subi une violence inouïe de la part de plusieurs agents du SPVM. ... >>>

25 avril 2015

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